Hervé Dizien, le virtuose du Ki

8 septembre 2013

Mes maîtres

Des rendez-vous réguliers

Hervé Dizien enseigne à la section Aïkido du club ATHEON (Paris 16). Il est détenteur du 6ème dan depuis 1996 et occupe les fonctions de Responsable Technique National au sein du Ghaan, assurant la succession de son illustre maître,  pionnier de l’Aïkido Français : André Nocquet.

Lorsque je pratiquais au dojo de Saint-Maur, le club organisait 4 stages par an avec des experts du Ghaan. Nous avions donc régulièrement rendez-vous avec les mêmes maîtres parmi lesquels Hervé.

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Hervé Dizien

La première fois que je vis Hervé pratiquer, je fus immédiatement saisi par son dynamisme et sa virtuosité. Ses mouvements étaient amples, légers et emplis de « ki ». A le regarder on avait le sentiment que son partenaire était comme « happé » dans un tourbillon.

De nature généreuse et humble, il ne manquait pas de passer corriger anciens comme débutants pendant que nous travaillions et il faisait partie des rares maîtres capables de saisir instantanément le niveau d’un élève pour lui prodiguer le conseil éclairé lui permettant de progresser immédiatement.

Enseignant dans l’Education Nationale, Hervé était particulièrement pédagogue et, un brin bavard, nous abreuvait d’explications très fournies tout en exécutant sa technique. Il semblait même parfois ne plus prêter attention à son partenaire qui virevoltait autour de lui, absorbé à trouver les mots justes pour illustrer ses gestes.

Les stages étant particulièrement intenses, il nous offrait parfois des temps de repos pendant lesquels il nous faisait part d’anecdotes historiques ou des réflexions sur sa pratique de l’Aïkido qu’il nous livrait d’une manière très humaniste.

 

Premier contact

A l’occasion de son 2ème passage, en octobre 2009, Hervé s’était spécialement déplacé pour un stage en l’honneur de mon maître, Jean-Pierre Datigny, à qui il était chargé de remettre son diplôme de 6ème dan, signé des mains de maître Tamura, représentant officiel en France de l’Aïkikaï de Tokyo.

Ce jour là, il assura les 2 premières heures du stage avant de céder la place à Jean-Pierre. Puis Hervé alla se mêler aux pratiquants pour suivre le cours en tant que simple élève. C’est alors qu’il se présenta devant moi pour me saluer…

autographe-300x250 enseignant dans Mes maîtres Une rencontre inattendue !

Avec à peine 1 année de pratique, j’étais un tout novice invité à pratiquer avec un maître accompli et ma première réaction fut la peur. Mais avant même que je n’eus le temps d’émettre la moindre réserve, Hervé s’était déjà avancé vers moi pour subir la technique, me prenant ainsi de court.

Pendant les quelques minutes ou nous avons pratiqué, il se montra d’une extrême prévenance, me guidant, m’accompagnant, me faisant sentir, le tout sans parler par respect pour l’enseignant qui faisait cours.

Il me donna ce jour là une très belle leçon d’humilité et de générosité qui méritait à elle seule que je lui rende hommage.

 

Le « Ki »

Avant même de commencer l’Aïkido, j’étais déjà familier de cette notion de « Ki » car l’un de mes frères avait pratiqué le « Ki-Aïkido » de maître Tohei et nous avait déjà fait maintes fois la démonstration de la suprématie d’un mouvement exécuté avec cette force « interne » mystérieuse.

Mais contrairement à mes enseignants réguliers qui mettaient énormément l’accent sur des points de détail techniques, je trouvais chez Hervé une illustration d’un Aïkido qui dépassait la barrière de la forme pour travailler un aspect plus corporel, axé principalement sur la respiration, le relâchement et le lien avec le partenaire.

Ainsi m’avait-il fait prendre conscience d’une autre façon de considérer l’usage de mon corps en harmonisant mes gestes et ma respiration avec le partenaire pour l’aspirer puis l’entraîner dans ma technique.

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Illustration du travail de la respiration

A chaque visite d’Hervé j’eus vraiment le sentiment d’être au cœur du sujet de l’Aïkido et j’essayais, tant bien que mal, d’utiliser mes faibles acquis pour ressentir cette force sensée jaillir de mon « hara » (centre) pour venir à bout du plus coriace des partenaires…

Quelques semaines plus tard au dojo, alors que je pratiquais une technique de manière répétitive avec un partenaire plutôt coriace, je sentis tout à coup que je le projetais sans y penser et sans aucune difficulté, avec un profond sentiment de bien-être. C’était comme si tout mon corps se soulageait d’un fardeau au moment précis de la projection.

Je ne saurais dire si ce soir là le « Ki » avait jaillit, mais une chose est sûre, depuis je n’ai plus jamais ressentis une telle sensation.

 

Article publié avec l’aimable autorisation de l’intéressé.

Autre article sur Hervé à lire sur le site de  Léo Tamaki

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2 Réponses à “Hervé Dizien, le virtuose du Ki”

  1. BARDIAU Dit :

    En tant qu’ancien élève à VAUCRESSON, je me souviens d’Hervé comme quelqu’un de très humain « une éponge à émotions » sachant faire passer les messages des plus simples aux plus durs, Hervé restera pour moi un grand monsieur avec son sourire légendaire et aujourd’hui c’est un grand parmi les grands de l’Aïkido.

    Salut Hervé et respect, Thierry BARDIAU

    Répondre

  2. cordat caroline Dit :

    Je me Souviens bien des cours d eps a vaucresson ça m’a appris à rien lâcher avant d’avoir essayer et je trouve ça chouette
    Caroline Cordat

    Répondre

Répondre à cordat caroline

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